Vue : Stéphanie Jarroux à la comédie des trois bornes !


En moyenne je ris une fois dans l’année.
Et là ça commence sérieusement à craindre parce que pendant l’année 2016 et ben j’ai pas franchement rigolé.
Je ne parle pas des sourires, ou de ces mimiques un peu forcées qui font sautiller nos commissures.
Non, je parle de la bonne grosse barre qui nous plie en deux, celle qui fait mal aux joues comme après avoir gonflé un ballon (je crois bien qu’à l’échelle de ma vie, soit dix-neuf ans – mais c’est que je commence à me faire vieille ! – je me suis fait plus mal aux joues en gonflant des satanés ballons d’anniversaire qu’en me tordant de rire).
N’allez pas vous imaginer non plus que je suis du genre à tirer la tête toute la journée ! Mais je dois bien avouer que cette année ne m’a pas franchement donné matière à rigoler.
Pour ainsi dire la dernière fois remonte à juin 2015 juste avant mon bac de français. Et croyez-moi pour me décrocher ne serait-ce qu’un sourire, c’était franchement pas gagné : j’apprenais par cœur vingt-et-un texte pour l’oral et préparais l’écrit en faisant une dissertation le lundi, mercredi et le vendredi et des commentaires composés le mardi, le jeudi et le samedi.
Hé non ! Ca ne laisse pas beaucoup de temps pour sortir, se faire un ciné ou aller boire un verre. Je ne m’autorisais des pauses que pour manger et aller me reposer. Et bien sûr, quand j’avais bouclé le programme de ma journée en ayant bien fait toutes les tâches que je m’étais fixé d’accomplir, plutôt que d’essayer de me détendre, je consacrais l’intégralité de mon temps libre à mon activité préférée : stresser.
Bin oui !
C’est tellement apaisant, relaxant et efficace pour se détendre avant une épreuve !
Pourtant (allez savoir comment !), la veille de l’épreuve, j’ai accepté d’aller au théâtre.
Maman, c’est bon, je t’ai démasquée : t’avais mis un truc dans mon thé ?
Arghhh je le savais !
Enfin quand je dis au théâtre, c’était en l’occurrence un spectacle un peu particulier. D’ailleurs ça ne s’appelait pas un spectacle mais une « conférence ».
Hé oui, messieurs dames, moi je vais voir des conférences ! J’étais franchement retissante au début mais quand j’ai découvert que le titre était « Et il est où le bonheur ? DTC » je me suis dit qu’il fallait impérativement que j’y aille, ne serait-ce que pour sortir à mon jury le lendemain lorsqu’il me poserait la question fatale :
– « Dites-moi, aimez-vous le théâtre ?
– Oh, très intéressant, et qu’elle est donc cette pièce que vous avez vue chère demoiselle ?
– Voyez-vous donc, très intéressant et pouvez-vous m’éclairer sur la signification de cet acronyme quelque peu obscur ? »
Heu non monsieur, restez-en à « Et il est où le bonheur ? » ça suffira, vous risqueriez de vous y perdre si on allait plus loin !
Bref, grâce au génie de Cyrille de Lasteyrie alias Vinvin… J’ai eu vingt sur vingt à mon oral de français !
Si si ! Je vous assure !
Parce que sans cette soirée époustouflante où pas une seconde je n’ai pensé à mes fiches de révision, j’ai pu aborder l’épreuve qui m’attendait le lendemain sans la moindre once d’appréhension. (enfin ça c’est que je dis aujourd’hui, maman vous dira volontiers que je me suis réveillée en la suppliant d’appeler le lycée pour migraine carabinée !)
Ce spectacle était beau, riche, fort, émouvant, inspirant. Cyrille était impressionnant, véritable chef d’orchestre, il manie les mots à la baguette. Ses paroles sont fluides et délicates et glissent jusqu’à nous, public, qui nous immergeons avec lui à la conquête du bonheur.
Mais Cyrille n’était pas seul sur scène.
Il était accompagné d’une banane artichaut. D’une acuponctrice chinoise. Et de Tchékhov aussi. Tout ça joué par une seule personne.
Mais siiiii !
Je vous promets que c’est vrai et non ce n’est pas les effets secondaires de la potion que m’avait fait boire maman.
Et autant vous dire que pour accomplir un tel exploit, bin il faut être franchement talentueux.
C’est le cas de Stephanie Jarroux dont le talent (de banane artichaut / acupunctrice chinoise / Tchékhov) m’avait carrément bluffée. Alors quand j’ai su, après avoir vu une poignée de son répertoire lors du spectacle de Vinvin, qu’elle jouait vraiment pour de vrai elle aussi son spectacle à elle, je n’ai eu qu’une hâte : aller la voir, elle, sur scène !
Vous savez, ça m’a fait le même effet que lorsqu’un artiste que vous adorez sort un single et que vous vous dites « Quelle frustration qu’il n’y ait que deux chansons… Je veux entendre sa voix sur un CD complet ! ».
Bin avec Stéphanie, c’est ce que ça m’a fait.

Capture d’écran 2016-12-19 à 09.39.17.png
Et pourtant, j’ai sacrément tardé avant d’aller la voir sur scène puisque je ne m’y suis finalement rendue qu’hier… pour la dernière !
Shame on me, je sais.
Mais encore plus shame on you si vous ne l’avez pas déjà vue ! Laissez-moi vous dire que vous avez clairement foiré votre année ! A votre place j’y remédierais vite et mettrais en top five de mes résolutions pour 2017 de prendre vos places dès qu’elle aura de nouvelles dates. Ou au pire commandez les au Père-Noël. Non, en vrai, moi je ferais les deux pour être sûre de ne pas la manquer et j’irais même m’abonner à sa page Facebook (Stephanie Jarroux) pour être sûre de ne pas manquer son actualité. Et si vous voulez vraiment vous rattraper ou avoir un échantillon de l’éventail de ses capacités (au cas où vous douteriez du fait que vous passerez one of the best evening of your life !) je vous recommande vivement de lire sa chronique « Mercredi t’es punie ! ».

Stéphanie est un écrin de joie, un coffret à bonheur.

Elle rape, elle slame. Elle imite George Clooney et prend l’accent québécois ou sénégalais. Au choix. De la bobo BCBG de Versailles à Maître Gims en passant par Lady Gaga, Stéphanie, autrefois banane artichaut, se métamorphose…

Mais celle que moi je préfère, c’est la jeune femme incroyablement talentueuse qui rie en respirant ou respire en riant, je ne sais pas trop comment elle fait (elle doit être magicienne aussi !) et diffuse partout autour d’elle cette énergie rayonnante qui éblouit de mille éclats !

Je t’aime comme tu es… et mieux encore, je t’aime parce que tu es.

J’ai eu mal aux joues. J’ai pleuré de rire. J’ai de nouveau la banane (!). Et surtout, je peux finir sereinement l’année parce que j’ai eu THE fou rire of the year !

Pour la parenthèse de délice et d’humour que Stéphanie m’a offert ce soir, je lui attribue la note de vingt-et-un sur vingt !


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