Adopter une posture de puissance pour reprendre confiance.


Faites-vous partie de ces gens qui ont toujours les épaules rentrées, la tête baissée et les bras croisés ?
Ces personnes qui ne se sentent jamais légitimes d’être là où elles sont, qui ont toujours le sentiment d’être de trop, qui ont la conviction profonde d’être dans l’échec avant même d’avoir commencé à lancer les dés lors d’une partie du jeu de leur vie ?

Si tel est votre cas, si là se trouve votre difficulté à vous imposer et vous inscrire dans une société dans laquelle vous vous sentez immédiatement et inévitablement mis sur la touche parce qu’incompris ou trop souvent rejeté, j’ai une bonne nouvelle pour vous : non seulement vous n’êtes pas seul car j’ai été comme vous moi aussi, durant des années, mais surtout, j’ai trouvé le moyen de renouer avec ce monde que je fuyais, qui m’effrayait et duquel je m’extirpais par crainte qu’il assoie sa domination sur la vulnérabilité manifeste que mon corps fragile leur livrait.
Nul besoin de prendre les armes. Encore moins de semer le trouble, le vacarme.
Parce que le conflit armé, la lutte verbale, l’opposition frontale n’ont que rarement rétabli la paix entre deux entités ennemies, il a fallut que j’emploie une stratégie moins bruyante, plus discrète et intelligente.
Ainsi les ai-je observé ces gens que paradoxalement j’admirais et jalousais pour leur assurance et leur fierté qu’ils affichaient avec une détermination inébranlable.
Sûrs d’eux et confiants en toutes circonstances, jamais ils ne semblaient être traversés par le moindre doute, la moindre remise en question.
Alors que dans ma tête valsaient frénétiquement et incessamment des points d’interrogation vertigineux qui me condamnaient à toujours émettre des suppositions me positionnant de facto dans une position d’infériorité.

Si j’ai longtemps pensé que c’étaient mes idées qui n’étaient pas légitimes d’être exprimées, j’ai récemment réalisé que le problème ne se situait pas tant au niveau de la formulation de celles-ci mais bien dans la manière que j’avais de les incarner.
Le problème n’était pas dans les mots mais dans la position que j’adoptais.
Ces gens tellement sûrs d’eux n’étaient pas supérieurs parce que plus intelligents, ils semblaient plus forts parce que plus grands.

Il n’est pas ici question d’élévation spirituelle mais de grandeur corporelle.

En étant plus hauts il leur suffisait de baisser la tête pour me regarder. Et moi je me sentais rabaissée tout simplement parce que ma position courbée me tassait, me rapetissait, me sous mettait.
Relever la tête et sortir la poitrine ne permet pas seulement de gagner quelques centimètres. Bomber le torse et relever le nez permet surtout d’affirmer ouvertement et explicitement sa supériorité.
La position que l’on adopte lors d’une présentation suffit à elle seule et avant même que nous ayons prononcé le moindre mot à témoigner de l’assurance que nous avons, de la confiance que nous possédons.

Et si au début cette réflexion n’était que le fruit de mes observations silencieuses, c’est en lisant un article dans le magazine Psychologies intitulé « Confiance en soi : tenez vous droit » que j’ai réalisé que d’autres avaient également avancé, vérifié et revendiqué publiquement cette intuition : tout n’est que question de position. Tenez vous droit et l’on vous respectera.
Avant de passer à l’action, à la révolution de ma position, il fallait préalablement passer par une phase d’introspection et d’observation.
Pour dans un premier temps vérifier comment se manifestait physiquement cette diminution, cette infériorité que je ressentais. Car l’impression seule d’être une moins que rien ne suffisait pas, il fallait l’imager, la confronter à la réalité. Le résultat fut sans appel : debout dans le métro ou sur un strapontin, assise sur une chaise à une table de café, dans la salle d’attente chez le médecin, où que je me trouvais je pouvais le plus aisément du monde constater ces mouvements que je faisais naturellement, ce comportement de soumission qui semblait aller de soi, ces positions que j’adoptais spontanément.
Épaules rentrées, bras croisés, dos recroquevillé, genoux en dedans, regard baissé… tous les signes étaient réunis pour soutenir l’idée selon laquelle mon sentiment d’infériorité était lié à ma posture. Je ne saurais déterminer si c’est cette posture que j’adopte qui m’incite à me dévaloriser ou si de la dévalorisation permanente qui tournoye dans mon esprit découle ma posture d’infériorité mais l’un est inévitablement imbriqué à l’autre et modifier l’un entraînera nécessairement et indubitablement une influence sur l’autre. Il fallait donc que je décide ce à quoi j’allais m’attaquer pour passer en mode confiance, valorisation et assurance.
Mon choix s’est porté assez rapidement sur un changement de tenue car il me semblait plus accessible d’effectuer des modifications posturales et physiques plutôt que d’ébranler un système de pensées profondément ancré depuis des années. Le travail s’apprêtait à être colossal car j’avais également pris le pli de ma posture depuis autant de temps et avec autant de spontanéité et de conviction que la dévalorisation que je m’appliquais à exercer. Il faudrait sans cesse me répéter « lève le nez, sors la poitrine, redresse tes épaules, ne rentre pas ton cou, regarde le ciel plutôt que le trottoir, décroise les bras et ouvre toi au monde » c’était en somme une vraie chorégraphie digne des plus grands ballets de l’opéra que je devais apprendre.
Les premiers temps c’étaient maux de crâne, étourdissements et crampes aux pieds permanents mais progressivement je constatais que je commençais à faire des progrès et que non seulement je connaissais la chorégraphie sur le bout des pieds mais surtout que je devenais un véritable rat de l’opéra en matière d’entrechats d’assurance, de pas de bourré de confiance et de pirouette de valorisation.
Ma posture était impeccable.
Tout dans mon attitude reflétait le physique d’une danseuse gracieuse dotée d’une confiance inébranlable.
Le travail de façade avait opéré à merveille mais qu’en était il du fond de mon esprit ? Des profondeurs de mes pensées ? S’étaient elles modifiées en même temps que ma posture s’était améliorée ? Mes paroles étaient-elles également devenues impeccables ?
Oui.
Mille fois oui.
Je l’affirme aujourd’hui la tête haute et le menton relevé. J’ose le dire fièrement, le prononcer ouvertement : adopter une position assurée, résolue et déterminée a eu une influence considérable sur la perception que j’ai de mes capacités.
Le processus de modification est long, périlleux, et encore inachevé, il ne s’est pas fait immédiatement mais pourtant les résultats sont probants : ma parole et le regard que je porte sur mes aptitudes sont en passe de devenir impeccables et harmonieux. Enfin.
Et de la même manière qu’auparavant c’était la dévalorisation, incarnée par mon attitude physique et mentale, qui semblait aller de soi, c’est aujourd’hui l’assurance en mes capacités qui prime et qui domine chacune de mes pensées néfastes à l’égard de mes actions en société. Je ne doute plus de moi depuis que j’ai relevé la tête. Je ne doute plus de moi depuis que je me suis élevée au même niveau que les personnes que je pensais être supérieures à moi.
Tout simplement parce que je les ai imitées : j’ai levé le nez et cessé de pleurer ma médiocrité sur mes pieds tout mouillés.

Pourquoi eux avaient ils le droit de croire en leur capacités et qu’est-ce qui moi me condamnait à me dévaloriser, à les laisser me devancer alors qu’a priori j’avais autant d’aptitudes à réussir, ou du moins ils n’en avaient pas plus que moi ?
Rien ni personne ne les y autorisait. Ils l’avaient décidé parce qu’ils avaient compris un jour que pour se distinguer des autres il fallait s’élever.
La taille n’est en rien une caractéristique déterminante de cette capacité que l’on a à s’affirmer.
Du bas de mon mètre soixante, je me sens aujourd’hui bien plus haute que n’importe quelle personne qui me dépasse d’une bonne quinzaine de centimètres lorsque j’adopte la « powerful position » – aka poitrine bombée, épaules dégagées, colonne vertébrale étirée, bras décroisés.
Et c’est extrêmement valorisant de gagner une poignée de centimètres pour moi qui ai toujours culpabilisé de ma petite taille.

Et si vous aussi vous essayiez d’adopter la powerful position pour vous sentir pousser des ailes de super héros et éradiquer une bonne fois pour toutes votre complexe de l’imposteur ?

Lancez-vous ! N’ayez pas peur ! Seules les craintes freinent le cheminement vers la pente naturelle dans laquelle notre âme aspire à se laisser glisser naturellement.


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