Sur la route du bonheur…


Je pensais vraiment que cette fois-ci, c’était la bonne.
Je pensais vraiment que cette fois-ci, la vie serait plus simple.

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En préparant Sciences Po, j’espérais qu’à la rentrée prochaine je pourrai enfin être comme la centaines d’autres étudiants qui allaient y entrer. Je voulais me mettre à l’abri dans cette école pour me garantir d’être entourée de personnes avec lesquelles j’avais une chance de me sentir enfin bien. Je croyais qu’après cette tumultueuse scolarité je méritais de prendre cet itinéraire tout tracé pour les cinq prochaines années. Je m’étais imaginé garer ma voiture dans le parking intérieur du ferry, couper le contact, enlever les clés, lever le frein à main, et laisser le bateau se charger de voguer jusqu’à destination du master. La voix dans les hauts parleurs m’aurait réveillée de temps à autres pour passer les partiels, me féliciter de mes avancées, la validation de mon année mais j’aurais enfin pu me reposer sur les flots cames et paisibles de la mer tranquille.
J’y ai vraiment cru. Je me suis vraiment projetée dans cette vie que je me plaisais à esquisser.
Mais rien de tout cela n’est arrivé, les portes de Sciences Po ne se sont pas ouvertes, et le bateau s’en est allé sans que je fasse partie de la croisière enchantée à laquelle j’avais tant de fois rêvé, pour laquelle je m’étais acharnée à travailler afin d’obtenir le billet pour y participer. Un projet de vie avorté, des perles d’espoir de réussite disséminé dans l’immensité de l’océan sur lequel je ne pourrai jamais voguer.
Il a fallu que je m’efforce d’accepter que ce refus n’était pas l’échec de ma vie lié à la malédiction qui plane sur moi depuis toutes ces années mais bien l’opportunité unique de sublimer ce que d’aucuns considéreraient comme le prétexte idéal et légitime pour s’effondrer. Or j’estime m’être suffisamment investie afin de réussi cette épreuve et refuse catégoriquement de me noyer dans les chuchotements sournois des abysses infernales de l’anorexie, la dévalorisation, la dépression, le complexe de l’imposteur et tous ces autres jolis noms que j’ai côtoyé depuis si longtemps.
Adieu les pathologies.
Adieu les maladies.
Si j’ai auparavant laissé la maladie choisir pour moi, si aujourd’hui la vie m’impose ses choix, il faut désormais que demain JE trouve ma voie.
J’ai parcouru le Michelin, le guide Routard trône sur ma table de nuit, et j’ai même été à la Fnac demander aux petits bonshommes jaunes jamais disponibles et rien n’y fait (et ce n’est pas faute d’avoir cherché avec une ferme et résolue détermination – oui je sais c’est un triple paroxysme) : il semblerait qu’aucun itinéraire ne corresponde à ce que j’aimerais faire. J’ai tourné toutes les pages, j’ai regardé le sommaire, je suis allée tout à la fin consulter le sommaire et nul part je n’ai pu mettre la main sur la route à destination du Bonheur. Non mais c’est fou quoi ! Pas une ville, une rivière, un bout de montagne, une brindille d’herbe, une parcelle de terre ne porte le nom « Bonheur ». J’en ai donc déduit (attention cela relève du calcul Einsteinien, allergiques aux mathématiques s’abstenir) que si la route du Bonheur n’est répertoriée sur aucune carte c’est qu’il m’incombe d’en tracer moi même l’itinéraire.
Ainsi donc depuis quelques jours je ne suis pas en quête du bonheur (ah ça non, je sais bien que d’autres s’y sont essayé avant moi et en sont revenu bredouille !) mais en construction du parcours initiatique qui me permettra de collecter des grappes de joie, de plaisir, de passion et d’amour.

Je n’ai jamais été faite pour la farniente sur les bateaux de croisière : à moi l’aventure, les rencontres, les voyages, les découvertes !

‪#‎staytuned‬


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