Retour sur le dîner caritatif du 24 avril


Hier soir, le restaurant “ Passions et Gourmandises ”, à Saint-Benoît, organisait un dîner caritatif au profit de l’association La Faim du petit poids.

Faim du petit poids

Alexia Savey a 18 ans. Depuis six ans, la jeune femme se bat contre l’anorexie mentale. Elle a fait de son combat un livre, La Faim du petit poids. Salvateur. C’est aussi le nom que porte son association. « Le but, c’est de sensibiliser aux troubles du comportement alimentaire dont l’anorexie mentale fait partie, explique la jeune femme. Si, quand j’avais 12 ans, on m’en avait parlé, j’aurais peut-être pris conscience des dangers et j’aurais sûrement été une proie moins facile. »
Pour se soigner, Alexia a subi de nombreuses hospitalisations forcées. « J’étais isolée, séparée de ma famille, dans une chambre fermée à double tour. » Peine perdue. Elle ne se sort pas de ce cercle vicieux. Jusqu’au jour où elle décide de se prendre en main. Comment ? Grâce à la cuisine. Alexia veut retrouver le plaisir de manger. Elle lance alors un appel au secours sur les réseaux sociaux. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Laure Toix, femme du chef étoilé Richard Toix, du restaurant «  Passions et Gourmandises  », à Saint-Benoît, craque pour Alexia. Et décide de la soutenir dans son combat. Elle entraîne son mari dans l’aventure. Le chef guide Alexia sur le chemin de la cuisine. Alexia réapprend à se nourrir. La cuisine devient sa catharsis.
Cerise sur le gâteau, le dîner caritatif, qui affichait complet, que Richard et Laure Toix ont organisé au profit de l’association, avec la complicité de quatre autres chefs étoilés. « Des amis bien charpentés pour faire le poids contre l’anorexie mentale », glisse malicieusement Richard Toix. Quant à Alexia, en enfilant sa veste de chef, hier soir, elle a montré qu’elle était sur la voie de la guérison. Elle ne se laissera plus dévorer par cette vicieuse anorexie mentale. Le chemin sera long, mais elle peut compter sur sa brigade de chefs pour l’épauler et éveiller ses papilles à la gastronomie. Alexia n’a pas fini de faire des découvertes culinaires.

Retrouvez l’article ici… Et merci à Julie Desbois


3 réflexions sur “Retour sur le dîner caritatif du 24 avril

  1. J’aime beaucoup la façon dont on vous a présenté. Cela montre bien que l’anorexie mentale n’est pas un caprice de gamine dont seul une « force de caractère » suffirait pour comprendre ce mécanisme et surmonter cette maladie.

    Vu de l’extérieur je trouve que vous ne manquez pas de caractère. La dépression est sûrement sous-jacente mais au vu de ce que vous dégagez elle paraît invisible.

    Pour ce qui est des personnes qui vous ignore ou que vous dérangez d’une façon ou d’une autre dites-vous bien qu’ils sont étriqués d’esprit, that’s all.
    Il y aurait tant à dire sur la violence du rejet !

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  2. Je suis touché par ton action., ça me donne des souvenirs. J’étais anorexique et même boulimique dans mon enfance, je le disais à personne et d’ailleurs je ne savais rien de cette maladie. Je l’ai découverte dans un film comme si c’était moi. J’ai 54 ans, je suis guéri depuis 13 ans. Je mangeais des gâteaux à volonté pour grossir mais ça faisait rien. Je me suis réconcilié avec la nourriture.j’ai d’abord décidé de travaillé au futuroscope en restauration. Et à l’âge de 40 an, J’ai décidé de travaillé en bénévole avec un cuisinier à deux reprises 2002 et en 2004 avec des cuisiniers différents, je faisais les entrées et les décos.Ensuite après ces expériences, j’ai eu la motivation de cuisiner pour moi et les miens, j’ai pardonné à moi-même car le problème venait de l’à. Il y aurait beaucoup de choses à dire à ce sujet. La réconciliation avec la nourriture, le faites de la côtoyer tout les jours et de la bien respecter change tout pour le corps. BRAVO, LE COURAGE EST AVEC TOI. Véronique

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  3. Je suis rassurée de ne pas être la seule femme de plus de 30 ans sur ce blog. 😉

    Les gens manquent tellement d’empathie que je ne crois pas nécessaire de leur dire qu’on souffre de ci ou de ca. Peut-être qu’au début de leur maladie certaines jeunes filles le crient à la face du monde en espérant trouver une écoute, un soutien. Je ne suis pas du tout en train de condamner ce que fais notre Amie Alexia, j’interprète les choses d’un œil extérieur.

    Êtes-vous sûre que vous ne seriez pas tombée dans la maladie a l’âge de 12 ans si on vous avait informé des dangers ? Je ne suis pas convaincue.
    Certes tout le monde n’est pas anorexique mais beaucoup d’autres troubles psys existent.
    Et je vais meme « taper » plus fort : meme les psys sont sacrément malades parfois ! Quand vous êtes en face d’un psy aux traits pervers, il y a des questions a se poser. La violence a ete tres pernicieuse.
    Bref, je ne consultais pas pour des désordres alimentaires de toute façon. Tout cela pour dire qu’il ne faut pas sacraliser les médecins. Il y a parmi eux autant de gens peu fréquentables que dans le reste de la population.

    Vous qui lisez beaucoup vous avez un pouvoir que d’autres non pas. De plus, cela peut vraiment Etre therapeutique. J’en ai fais l’expérience.

    Vous semblez avoir un bon mental, ne vous laissez pas couler. Vous êtes épaulée, vous avez trouvez des « garde fous ». C’est une grande chance.

    Bon courage joli écrivain

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