La renaissance.


Ils avaient raison.

Ces gens qui me rabâchaient sans cesse que les amis sont ceux qui nous permettent de s’extirper du contexte familial. De rompre avec les ennuis qui épuisent, consument, dévorent quotidiennement. De renouer avec cette déplorable vie quand tout feint d’être irrévocablement harassé.

Ceux dont je refusais de considérer les paroles éreintantes qui ne faisaient que resurgir dévalorisation et dépréciation de moi-même, que la vie s’était déjà bien chargée d’endommager.

Suggérant que le problème, la fautive, la coupable n’était personne d’autre que moi.

Paroles mornes et décourageantes que je m’obstinais à ne pas considérer parce que, engloutie, ensevelie, séquestrée dans mon mal être je préférais ne pas opter pour l’hypothétique éventualité que je méritais une once de vie légère, douce et agréable.

Et après tout, qu’est-ce, une soirée dans une vie ? Rien finalement. C’est vrai, je l’admets.

Et pourtant.

Antidépresseurs, anxiolytique, psychiatre, psychologue et autres substituts de vie fallacieux. Rien n’y fait. Rien ne remplacera jamais le bien incommensurable de… rire.
De rire aux éclats. A en avoir mal aux joues.
Avec des personnes bienveillantes. Sans crainte. Sans jugement. Tout simplement.

C’était donc ça.

Ce mot de trois lettres que j’avais proscrit de mon vocabulaire. Ce mot tétanisant dont la simple prononciation suscitait des tressaillements. Dont je pensais que l’utilité de l’emploi ne me serait jamais plus concédée. Parce que je ne suis pas intéressante, ni attachante ou importante . Pas non plus digne d’être appréciée. Parce que je suis différente et que les gens singuliers ne sont pas toujours acceptés. Parce que l’image que j’aie de moi est telle, que le reflet qui se réfléchissait ne pouvait inspirer que fuite, amertume et ressentiment. Parce que je ne sais pas m’aimer telle que je suis. Qu’il m’en faut toujours plus. L’éternelle insatisfaite ne s’aime pas. Et quand on ne s’aime pas. Quand la confiance s’est évaporée avec les années. Tisser des relations est inconcevable.

C’était donc ça.
Ces amis.
Ceux que l’on compte sur les doigts de la main. Cette seconde famille que l’on choisi.

Sometimes people are beautiful.

Not in looks.

Not in what they say.

Just in what they are.


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