Mes belles rencontres… #001


Jeudi 18 Avril 2013
Il est huit heures deux. Mon réveil n’a pas encore sonné. Mais pourtant je suis éveillée. Tout le monde est déjà levé. J’imagine que tu te moques de savoir à quelle heure je me suis lavée, suis allée aux toilettes, ai déjeuné. Bref. Je me fais belle ce matin. La journée est chargée. Aujourd’hui je rencontre quelqu’un. Que je ne connais pas, j’ai simplement entendu sa douce voix. La tendre voix de cette belle femme qui me met tout en émoi. Je me laisse porter. Je laisse de la place à tout ce qu’il peut arriver. Je laisse faire les choses. Serendipité. Il fait un merveilleux soleil. Un doux et léger vent. Juste ce qu’il faut pour sentir l’air venir glisser sur ma peau. Le laisser rouler. Glisser. Tout contre moi. J’ai chaud. Je profite des beaux rayons du soleil qui illuminent mon cœur. Je suis légère. Je vais m’envoler. M’évader. Je me laisse faire, je n’essaie pas de me raisonner. De me contrôler. Je me sens bien. Les clics de l’objectifs ne cessent de retentir. J’aime ce bruit. J’ai l’impression que ce que la femme voit, cela lui plait. Qu’elle aime ce qu’elle fait. Je me sens belle. Je me sens alive. Rebirth. Des ailes poussent dans mon dos. Premier envol. Je décolle. Je vole. J’aurais aimé que cet instant dure une éternité. Je ferme mes yeux. Et je laisse venir toute les images qui apparaissent. Tous ces beau souvenirs gravés en moi. Photographiés par mes yeux. J voudrais les imprimer et te le faire découvrir. Te les montrer. Pour partager avec toi ce que je vois.
L’instant de bonheur s’estompe peu à peu. Je vais voir cette dame qui me fait tant de bien. Qui me parle franchement. À qui je parle sincèrement. Sans faux semblants. Je lui dis tout ce que je ressens. Elle me comprend. Cette dame que je respecte tant c’est Nathalie.
Je l’attend devant ce champ de fleur, rempli de bonheur. Elle arrive un sac en osier à la main. Cela me rappelle l’été, les matinée : plage, soleil, été, serviette, mer. C’était un peu ça… Sur l’herbe. On parle. De moi. Quelqu’un me porte de l’attention. Quelqu’un m’entend. Elle écouté ce que j’ai à lui dire. Elle ne me juge pas. Elle ne pense rien de moi. Je peux lui parler e ma relation avec maman. Je n’ai pas peur de Nathalie. j’ai peur de Maman. J’ai peur de ses attentes, ses exigences, de sa déception. je n’ose lui parler, moi qui ai toujours été à ses cotés. Prête à la défendre contre tous. Mais elle ne veut pas que je la colle trop. que je l’étouffe. Elle ne veut pas suffoquer. Se sentir noyée. Enfermée. Prisonnière de sa fille. Je ne sais plus comment faire pour qu’elle n’ai plus cette fichue impression. Je ne veux plus qu’elle fasse sans intérêt attention. En vérité. Je sais parfaitement ce que je dois faire. Où est ma place. Où sont les personnes vers lesquelles j dois me diriger. Celles qui vont me libérer de toutes ce vilaines pensée. Le lycée. Voilà la clé de ma réussite future.

Une boule de feu et de lumière chauffe dans mon dos. Elle me réchauffe. Elle vient se poser sur tous mes maux intérieurs. Ce soleil magicien. Guérisseur. J’ai chaud. Un peu trop. Ma tête tourne. J’ai mal. Ivresse estivale.
Rentrées, je n’ai qu’une envie : pleurer. Je laisse les larmes rouler sur mes joues. Une question vient percuter mon esprit. Vais-je, un jour, être heureuse ?
Question sans réponse. Perdue, noyée, abandonnée dans les eaux profondes comme une bouteille jetée à la mer.
La photo du jour est prise. Je ne me sens pas bien. Ma tête tourne. Plus vite que la terre. Je ne suis plus rien. Je rentre à la maison. Je m’asseoir. Les éraillements du métro. Le bruit des portes. Les signaux sonores incessants se répètent sans cesse. Une boucle incessante. Ivresse estivale. J’ai mal.
Tout juste rentrée. Je suis déjà repartie. Bettina s’en fout de moi, je ne l’intéresse pas. Je voudrais qu’elle fasse attention à moi.
Je descends deux stations plus tôt. J’ai besoin de marcher. D’évacuer. De me libérer. Je suis en retard. Je m’en fous. Plus rien n’a d’importance. Tout me semble dérisoire. Si je continue je cours à l’abattoir. Je broie du noir. La musique dans mes oreilles martèle mes oreilles. Plus rien n’est pareil.
Sa douce voix m’ouvre la porte. Je m’assoie. Maman est là. À côté de moi. J’ai peur.
Je ferme mes yeux. Me laisse guider par la voix de Sylvia. La sophrologue. Je déconnecte. Parle-t-elle français ? Les mots s’alignent mais je n’entends plus rien. Des sons. Indescriptibles. Incompréhensibles. Mes paupières ne supporte plus d’être closent. Je déconnecte. Tout s’arrête. J’ai mal à la tête. Je sors. Je pleure. Mon corps, il meurt. Inconsolable. Les larmes ne cessent de couler. Je ne parviens plus à m’arrêter. Je suis pétrifiée. Prostrée depuis trente minutes sur un banc. Les passants me regardent bizarrement. Maman me parle mais je ne l’entends.
Ivresse estivale. J’ai mal.IMG_4573


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