Case départ…


J’ai mal. Si mal. Mon coeur ne peut même plus aimer tant il est obsédé par cette envie de tout abandonner.  Je n’ai plus faim, plus le goût de rien. Je ne veux qu’une chose : me laisser dépérir pour souffrir. Me punir. Je voudrais me frapper, me faire du mal, me blesser. Voilà la punition idéale que le Petit Poids voudrait que je m’inflige pour payer ce que j’ai fait. Mais qu’ai-je fait ? Qu’ai-je fait pour mériter tant de malheur ? Plus le temps passe, plus le bonheur s’éloigne, se dissipe derrière un épais brouillard qui ne me laisse aucune visibilité, qui abrite tous mes rêves. Une épaisse fumée blanche les a tous absorbés. Je ne peux plus la combattre. Le bateau aurait-il fait un arrêt. Aurais-je débarqué ? Serais-je seule, sur le quai, perdue sur une île. Je voudrais qu’on me débranche. Que tout s’arrête. Seul moyen pour moi de respirer à nouveau. Aurais-je sauté à l’eau ? Serais-je en train de me noyer. L’anorexie le désirerait tant. Et je ne trouve plus la force de lutter. Tout m’est trop compliqué, tout est si éprouvant que je ne saurais résister à un appel de plus. Un appel à cette si dure réalité qui est que je veux me laisser succomber. Succomber à cette mort que l’anorexie me présente tellement belle, rayonnante, resplendissante, et si plaisante. Une clé de plus qu’elle me propose pour résoudre mes problèmes. Résoudre ma vie, et me résoudre à la mort.

« Que s’est-il passé ? » t’interroges-tu Moussaillon… Si seulement je pouvais te l’expliquer. Si seulement je pouvais exprimer la profondeur de ma blessure. L’ennemi m’a tiré dessus. Le canon m’est arrivé dessus en plein coeur. Brutal. Mortel ? L’anorexie cherche par tous les moyens à se venger. Me faire payer. Elle est si forte, elle y parvient. Regarde le tableau : Je souffre, veut tout abandonner, je n’ai même plus la force de pleurer, de dormir. Je veux juste tout arrêter.

A cette culpabilité, ce mal être, ce désespoir s’ajoute la honte. Je suis honteuse de t’infliger cette lecture. A toi Moussaillon. Que vas-tu désormais penser de moi ? J’ai si peur de ton regard qui que tu sois… J’ai faux sur toute la ligne… Je ne suis décidément bonne à rien.

Mettre des mots sur mes maux m’aura au moins soulagé le temps d’un court instant.

A bientôt je l’espère.


19 réflexions sur “Case départ…

  1. Bien sûr, ce n’est pas facile à lire, ce serait même tellement plus simple de détourner le regard, mais je me doute bien que c’est infiniment plus difficile à vivre et même à raconter, qu’à lire. Et je crois que tu fais bien de le raconter. Il faut sans doute que ça sorte tout ça, ne serait-ce que pour exorciser tes sombres pensées.
    Si tes mots ne tombent pas dans le vide, c’est justement parce que tu as un équipage.
    Etre le capitaine est loin d’être facile. Ça confère quelques droits et beaucoup de devoirs : choisir le bon cap, le tenir et amener le navire et l’équipage à bon port.
    Tu as encore bien des tempêtes à traverser, mais tu es un petit capitaine courageux, Alexia, pas très costaud mais courageux, car il en faut du cran pour raconter ce que tu racontes.
    Je suis fier de toi et de faire partie de ton équipage.
    Et je t’embrasse bien fort.

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  2. CODE ROUGE !!!!!
    Le Capitaine Chouette La Guerrière est en danger mortel !
    Équipage sur le pont !
    Saleté de putain d’ogresse de petite crakotte, obscène et répugnante PetitPoids de merde!
    CODE ROUGE !!!!!

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  3. Allez ma belle n’abandonne pas, tu es bien plus forte que cette merde. Si je le pouvais je te donnerais la moitié de ma force pour te tirer de là car j’en ai largement pour deux.
    Tu n’es pas née un 11 septembre pour te laisser détruire comme les tours jumelles.
    À l’abordage moussaillon et que ça saute.

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  4. La vie vaut mille fois plus que ces idees noires qui te polluent la tête!!! Accroche toi à celles et ceux qui t’aiment….laisse toi porter par eux…sors la tete de l’eau ma fillotte.
    Je t’aime et je t’embrasse TRES fort

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  5. Salut jolie Capt’aine, ça fait quelques jours que je ne suis pas passée par chez toi, et qu’est ce que je lis aujourd’hui…Rien ne va plus ! Tu vas y arriver Alexia, au fond de toi il y a autre voix qui t’appelle, une voix qui te veux du bien, une voix qui te guide et te montre le chemin, elle te sauvera j’en suis certaine laisse lui le temps. Parfois tu l’entends, et on arrive à l’entrevoir à travers tes lignes, elle te rend ton âme et ton TOI profond. Mais parfois c’est Petit poids qui se livre à nous. C’est dur de lire Petit Poids et d’être si impuissant face à lui, on aimerait tous lui clouer le bec, le mettre à terre et toi la première. Tu as déjà été plus forte que lui, tu peux encore y arriver. Écoute ton être au plus profond, tu entendras ton autre voix, même le plus petit écho de cette voix peut d’aider ne lui tourne pas le dos. Courage, courage courage. Chacun de tes moussaillons est là pour te lire, sans te juger, mais toujours pour te soutenir dans ce combat si difficile et si douloureux que tu vie douce petite fille bien jolie.

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  6. Ne baisse pas les bras Alexia! Continue à te battre contre cette saloperie de maladie… Je suis sure que tu peux la détruire! Tu as tellement de belles choses à vivre… tellement de belles choses à découvrir… la vie vaut la peine d’être vécue! Tant de gens sont autour de toi et t’aiment! Tu ne peux pas les abandonnés… Tu ne peux pas nous abandonnés… Et ta maman, qui t’aime si fort… Je sais que c’est dur… mais il faut continuer ton combat… ne rien lacher et tu y arriveras! Sois forte ma belle et s’il te plait continue tes efforts pour te sortir de cette merde de maladie! Bisous et prends soin de toi.

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  7. Un petit signe pour toi Alexia qui nous lance des bouteilles à la mer.
    N’aies pas honte d’infliger cette lecture à tes lecteurs. Sois bien fière bien toi au contraire de prendre la parole, de nous faire part de tes souffrances, c’est un super pas vers la guérison. Continues à écrire pour chasser ces mauvaises pensées.
    Je t’embrasse bien fort ainsi que Justine . Nous pensons bien fort à toi, tout le temps !

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  8. mais que se passe-t-il sur ce bateau ? le capitaine n’est-il pas censé être le plus rebelle des pirates ? comment peut-il se faire berner par ce parasite qui lui dit de laisser dériver le navire, et tant pis s’il coule !
    le capitaine que j’ai connu, était plein de ressources ! je sais qu’elles existent encore, (si pas plus nombreuses), mais que ce fichu parasite appelé anorexie les a cachées quelque part sur le bateau (peut-être même dans la cabine du capitaine).
    regarde ce navire, comme il est beau ! et la mer, comme elle est belle. c’est sûr qu’elle passe du calme à la tempête en un rien de temps, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut abandonner et laisser l’équipage se débrouiller tout seul.
    et puis, si tu le laisses couler, il y aura quoi après ?
    sache en tout cas, que je pense tous les jours à toi, et que j’espère que la journée que tu passes est un peu plus belle que la veille ^^
    Plein de pensées positives …

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  9. Difficile de lire ceci, mais en acceptant de monter à bord, je me suis engagée à soutenir le capitaine !
    La traversée est minée de tempêtes, et certes tu as du mal à maintenir le Cap, mais tient bon, toi seule(entourée de ton fidèle équipage), as le pouvoir de nous mener à bon port.
    Ne laisses pas l’anorexie te priver de tes rêves, je t’envoie des tonnes de tendres calins Maxou, te quiero

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  10. Ici Le mousse à roulettes en bois, je viens livrer une brassée de tendres pensées pour le valeureux Cap’taine, les moussaillons ne sont pas là pour juger mais pour aimer et soutenir inconditionnellement et dans tous les états, pour pacifier les coeurs meurtris … le brouillard est peut être aussi là pour t’empêcher de voir les écueils, un pas devant l’autre, une brasse après l’autre et bientôt tu sortiras de la nappe cotonneuse. Je t’envoie une étincelle Alexia …
    http://www.lesfemmesendisent.fr/archive/2008/12/12/traverser-les-hivers.html

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  11. Salut Alexia 🙂
    Je ne te connais pas vraiment, pas du tout en fait. Je suis la soeur de Djihane, je ne te connais qu’à travers elle, en fait.
    Mais de ce qu’elle me dit, tu es une fille en or.
    Tu ne mérites pas de te faire souffir, tu ne le mérites pas.
    tu as tout pour etre heureuse. Je sais que beaucoup de personnes doivent te le dire, mais c’est vrai.
    Alors courage, prends soin de toi.

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      1. 😉 Cap’taine les tempêtes tous ensemble on va les regarder droit dans les vagues et on va leur dire « même pas peur » !! ça fait plaisir de te savoir sur le pont !

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