La tendance s’inverserait-elle ?


Le décompte est lancé ! Ça y est ! Noël est (presque) là… Que j’ai hâte… Mais je suis d’humeur un peu maussade en y pensant, car il n’y aura pas une gigantesque tablée remplie de délicieuses choses, pas non plus d’invités, un grand sapin au pied duquel trône des dizaines de cadeaux. Non, disons que cette année ça sera plus « soft »… Juste nous quatre… Les « vrais » Noëls mes manquent.

Depuis deux jours, tu seras ravi(e) Chèr(e) lecteur(rice) d’apprendre que j’ai eu deux grands moments « bien » versus deux moments « pas bien »… La tendance serait-elle en train de s’inverser ? Le Zoloft commencerait-il à faire effet ? Mon humeur serait-elle en train de se réguler ? Je ne sais pas trop qu’en penser. Une chose est sûre : Je ne peux/dois pas écouter cette petite voix, ce petit poids dans ma tête qui m’interdit d’aller mieux, à qui ma souffrance, mon mal-être fait du bien. Ah ça non. Foutu petit poids qui m’empêche de regarder quand je traverse, qui me fait m’approcher d’un peu trop près du quai du métro. Tout ça parce que je trouve, il trouve ça attirant de me mettre en danger. Il me dit que comme ça j’aurai toute l’attention de Maman. Voir qu’elle souffre, qu’il réussit à la faire souffrir, lui faire du mal lui fait tant de bien, le nourrit, et là, le Petit Poids… Il a plus du tout faim, il est même rassasié… Parce que je me laisse manipuler. Sa voix est si forte, si puissante. Ses paroles me piègent, me donnent l’impression, qu’il est tout puissant, un véritable Dieu à travers mes yeux tous déformés, eux aussi complètement manipulés par le peu de choses que l’anorexie veut bien me laisser voir. En t’écrivant je me rends bien compte à quel point je ne peux ABSOLUMENT PAS lui faire confiance. A quel point je suis dans l’erreur totale lorsque je l’écoute, que le (tout) petit poids me dit que je suis grosse, que Maman ne m’aime pas, que je n’ai pas ma place dans notre famille, dans notre maison, que manger pour vivre va me faire grossir, que je dois me taire, ne rien dire, me refermer comme une coquille Saint-Jacques. J’analyse enfin combien sa vision des choses, vision qu’il me pousse à adopter est TOTALEMENT déformée. Pour te dire les choses; t’écrire tout ça me coûte beaucoup / lui fait beaucoup de mal. Parce que je parle, que à mon tour je lui montre MA vision des choses. De mes vrais yeux, mes grands yeux dorés.

Ça me fait du bien, à moi, Alexia, de sentir, et de constater que je vais un peu mieux. Que je me laisse aller un petit peu mieux. Mais si tu savais combien ça me coûte, d’aller simplement, pas même d’aller bien, juste de… Vivre. Ou plutôt de survivre.  Tout est si compliqué. La vie est si compliquée. Incompréhensiblement compliquée. Je ne comprends pas. Rien au pourquoi du comment de ma (foutue) vie. Je désespère. Souvent. Parce que je ne sais plus. Je ne sais pas si un jour, la vie,  ma vie sera un jour belle, si un jour je vais retrouver un peu de bonheur, juste quelques grains, minuscules. Je voudrais tant trouver quelque chose qui me prouve que ma vie vaut la peine d’être vécue. N’importe quoi, un truc auquel m’accrocher qui me tienne en haleine.  Qui me redonne l’envie, si précieuse, de vivre… Je rêve…

Au revoir, belle et douce journée sur ces jolies pensées…


Un mot de soutien ? Une parole reconfortante ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s