La vie continue-t-elle ?


Cher lecteur,

Je ne t’ai rien écrit ce weekend. Rien non plus lundi. Je n’ai pas trouvé la force. La force de faire quelque chose qui me fait du bien. J’ai été faible. Fragile, plus fragile que du cristal. Plus frêle qu’une feuille d’automne tombée de son arbre. Plus instable qu’une chaise à trois pieds. L’anorexie était-elle plus présente ? Non. M’aurait-elle achevée ? Jamais. Étais-je réellement mal ? Mal au point de ne plus retrouver le goût de vivre. Avec la seule volonté de me coucher, de dormir, de me reposer. Pour oublier, apaiser mes maux, mon mal-être qui me pèsent tant. Oui, vraiment. Mais je dois attendre. Attendre que cet état s’estompe doucement. Que les anti-dépresseurs fassent effet. Agissent et me soulagent. Apaisent enfin mes souffrances, mes angoisses bien trop présentes. Tellement présentes que je n’ai plus le courage d’aller au lycée. De suivre une heure de cours. De me concentrer, de réfléchir. Le lycée me tétanise, me mortifie, glace mon sang.  Piètre bilan.

Où sont passés mes yeux jaunes qui resplendissent telle une étoile filante qui surgit la nuit. Yeux d’or qui s’accordent divinement à ma chevelure dorée, moi, Alexia. Alexia la guerrière.  Je suis perdue. Je ne sais plus.

Mais si je t’écris, aujourd’hui, mardi, c’est que ça va un peu mieux ce matin. C’est que j’ai eu envie de me faire du bien, de m’apaiser, en écrivant. En t’écrivant. Tu auras peut-être des solutions à m’apporter. J’en ai trouvé une cette nuit. Les rêves. J’ai complètement oublié qu’il n’y a pas de vie sans rêve. Je me souviens soudainement de quelque chose… Un mur, un grand mur. Rempli de petit papiers ressemblants à de merveilleux papillons s’envolant vers d’autres mondes. Mon mur des motivations. Je l’avais réalisé à l’hôpital. J’y ai délicatement déposé quelques vingt petits mots. Mots apaisant mes maux. Soulageant mes souffrances. Redonnant espoir, joie de vivre… Je me suis aussi souvenue m’être jurée de persévérer mes efforts afin de m’offrir une vie constellée de bonheur. J’y songe, j’en rêve, je peux m’envoler. Voler de mes propres ailes. Toi, ma famille, mes moussaillons, mon équipage m’insufflez tout  votre courage, et votre force. Je n’oublierai jamais ces mots : vaincre, mérite, souplesse, confiance. Alors j’ai pensé très fort à quelque chose. Chose qui me redonne le sourire juste pour un petit instant. Me fait rêver. Me redonne le goût de vivre, l’envie de me battre. Noël. Cette période si spéciale. Où seuls magie, émerveillement,  féerie, ont leur place. J’en rêve. Enfin, je rêve. Je veux me battre pour vivre. Vivre au moins ce Noël que je convoite tant… Et peut-être même vivre encore plus loin, plus longtemps. La vie, ma vie me réserve peut-être de belle surprises derrière toute cette souffrance. Peut-être que cette vie vaut peut-être le coup de se battre.

Je terminerai donc cet article sur ces sages paroles : « La vie est un rêve, fais en une réalité. »  Mère Térésa.


4 réflexions sur “La vie continue-t-elle ?

  1. Bonjour Alexia,

    Il est vrai que Noël est vraiment une période magique!
    Avec Rodolphe et Alaric, nous partons tous les ans faire les marchés de Noël en Alsace, c’est vraiment super. Pour cette année, c’est un peu tard, mais que diriez vous de nous accompagner l’année prochaine?

    Bises à toi

    Morgane

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  2. Je suis de tout coeur avec toi Alexia, si tu souhaites refaire du théâtre un de ces jours, ma porte est grande ouverte, je retrouverai avec plaisir « Poppy »;). Encore une fois, ton écriture est merveilleuse à l’image de ce que tu es…mature, sensible, délicate. Continue à rêver, tout est possible, le temps effacera tes angoisses. Affectueusement, Bénédicte.

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  3. Me voilà m’invitant sur la pointe des pieds sur ton blog….un peu l’impression d’arriver dans un immense château où chaque article est/sera une porte magique sur l’imaginaire d’une jeune fille merveilleuse de talent…accroche toi à tes rêves pour t’élever et te sortir de cette faim de petit poids…je suis dans le bateau avec toi et tout ton équipage…donne moi la voile (grande ou petite), file moi les rames, les pagaies tout ce que tu veux pour que je t’aide…
    je te fais de grosses bises ma fillotte, encore et encore

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