Etre dans le doute c’est déjà être résolu… Paraît-il…


Je me réveille avant la sonnerie infernale… (chose que je n’aime pas) Mais j’ai bien dormi, si bien dormi contre Maman et notre bel ours blanc… Comme avant… Quand j’étais petite, si petite que l’on ne sentait pas le moindre de mes mouvements. Une douce nuit aurait du/pu présager une belle journée… Si seulement… Et pourtant… Elle commençait si bien… Nous deux, buvant notre café en se regardant dans les yeux… Nul besoin de parler pour exprimer ce que nos coeurs laissent voguer… Le flottement de tant d’amour, de complicité, de compréhension qui plane au dessus de nos têtes. Un moment privilégié que nous sommes seules à savoir apprécier tant ce délicieux instant nous a été retiré… Il y a trop peu de temps. A peine le temps de le déguster qu’il est déjà temps pour moi de  m’en aller, et de filer pour une nouvelle journée. Mon emploi du temps bien chargé ce matin m’effraie un peu. Oui, j’ai peur… Peur de ces deux heures de français. Français que j’apprécie pourtant tant… Mes craintes se sont révélées bien réelles… Je m’assoie, tout près de Nicolas. Je panique, mon esprit divague, vogue, vagabonde vers d’autres terres bien inconnues que je ne peux maîtriser. J’ai du mal à concilier ma volonté d’écouter le cours et la vague de panique qui vient d’inonder mon esprit. Je suis mouillée, noyée par ce tsunami de la tête aux pieds… A la fin de la première heure, la vague s’extériorise et humidifie mes yeux pour laisser couler des larmes qui glissent, roulent sur ma peau froidement sèche. J’ai mal. Je souffre. Il est temps de sortir dehors et de faire face au froid qui submerge mon corps et transforme le tsunami en glace. Un bloc glacial me recouvre. Nico me rassure. Sa parole apaise mes maux. Ses mots soulage ma conscience. Je suis reboostée et décide de surmonter ces terribles angoisses, ces doutes, ces craintes qui restent figées dans la glace mais que je ne laisse pas fondre pour me submerger une seconde fois. Je participe. Prends la parole. C’est si bon de se sentir soi. Je retrouve enfin Alexia… Perdue depuis bien trop longtemps ! Après une heure de maths où j’ai fait la connaissance de nouvelles futures amies, je file à la cantine. Toujours pas angoissée. Même en voyant que ce midi c’est couscous. La semoule ? Même pas peur ! Un seul mot en tête… ESSAYER ! Voilà ma clé ! Je rentre vite à la maison. J’ai besoin d’être au calme car le glaçon n’a toujours pas disparu. J’ai besoin de Maman, je l’attends patiemment et reprends mes maths et essaye d’en tirer quelque chose ! J’ai besoin de sortir, de me changer les idées, d’aller quelque part. D’oublier l’instant d’un moment cette terrible matinée qui m’a fortement angoissée…

Doutes, craintes, angoisses, incertitude, appréhension, hésitation, j’essaye de mettre tous ces vilains mots au placard… ZOU ! C’est la faim du petit poids ou quoi ? ! A ce soir pour de nouvelles aventures !


2 réflexions sur “Etre dans le doute c’est déjà être résolu… Paraît-il…

  1. La petite Antonia n’a pas eu la chance d’aimer sa maman comme ça, avec une telle intensité.
    Alors il arrive parfois à la grande Antonia de se sentir dépassée submergée par ce sentiment puissant comme un volcan, comme une tornade, comme la mer déchainée, comme un iceberg contre un titanic.
    La Mamoune, elle sait la chance qu’elle a d’être aimée comme ça.
    La petite Antonia, elle a peur de ne pas toujours être à la hauteur, de décevoir autant d’innocence et de confiance, de démériter, de blesser involontairement sa chouchouette, qu’elle se sente seule, abandonnée, insécure et sans amour.
    Et puis chaque jour je te lis.
    Et je découvre qu’il y en a d’autres que moi qui, chaque jour, prennent le relais.
    Une nouvelle chaîne qui se forme autour de toi. Que tu assembles, avec tes mots, ta sensibilité, ta sincérité.
    Je suis soulagée. Je reprends un peu mon souffle. Je peux me reposer… un peu.
    Mener mes propres combats, abattre mes propres monstres sous le lit, remporter mes propres batailles.
    Et si nos ennemies respectives nous en laissent le loisir, célébrer nos victoires ensemble.

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  2. Et si ces ennemies respectives aux multiples visages n’étaient qu’une seule et même douleur ?

    Ton combat, votre combat, est touchant, bouleversant et il donne envie de vous connaître davantage. Pour de vrai même. Alors je lis, pas à pas, depuis le début. Je lis tout, même les commentaires tu vois.
    Je suis un vieux monsieur Alexia. Et je prends toute la mesure et la gravité des menaces qui pèsent sur ta personne. J’entrevois bien, dans tes mots et même entre les lignes les tourments que cette maladie suscite en toi, pas seulement en toi.
    Mais parce que je suis précisément ce que je suis et que je suis passé par là où je suis passé, je voudrais simplement exprimer, un espoir, mieux une conviction. Tu vas en sortir Alexia !
    Ça prendra le temps que ça prendra, mais tu t’en sortiras.
    Ce soir, je te fais une promesse : celle de suivre ton aventure de petit-poids, de ne pas te lâcher en cours de route. Parce que la plus belle des récompenses, tu vois, ce sera d’être encore là pour toi le jour où, te retournant sur tout ça, tu seras capable d’en rire et de te demander même comment cela a été possible, probablement du reste sans ne rien y comprendre.
    … Et de te rappeler enfin les paroles de ce vieux monsieur qui t’écrivais du fond de son île un soir de novembre 2012 en pensant très fort à toi.
    Je sais que je mets la barre bien haut pour un petit poids comme toi, avec mon rêve tout éveillé que je voudrais tant prémonitoire, mais j’y crois. Je crois en la causalité du désir (si chère à Bergson) : à force de désirer quelque chose, cette chose finit par arriver. Alors je le referais souvent ce rêve.
    Maintenant que tu as lu ma promesse et que je t’ai fait part de mon rêve, tu n’as plus le droit de me décevoir.
    Juste une dernière chose dans ton combat : step by step Alexia, marche après marche.
    Je pense très fort à toi, à vous.

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