La danse apaisa mes souffrances…


Deuxième jour de classe aujourd’hui… Je consulte mon emploi du temps très… »light », et j’ai une heure de maths. Seulement vous dites-vous… Déjà tellement énorme et éprouvant pour moi… J’ai donc toute ma matinée de libre pour : petit déjeuner dans le lit avec maman, me préparer en prenant mon temps !, m’avancer sur ma géo, faire mon sac, appeler la psy de l’hôpital pour essayer de prendre RDV avec elle, et… Il est déjà 11h30… Vite, je dois partir prendre le métro, et affronter les six malheureux degrés et le vent glacial qui fouette et glace mon corps tout entier… Le froid si rude que je déteste tant… Je parviens enfin à me faufiler jusqu’à la cantine de Chaptal où, après quinze minute de queue dehors je m’installe enfin à une table avec des prépas qui me posent tout un tas de questions. Mais ils sont super cool et gentils avec moi. 12h30 déjà et je dois filer en maths. Premier cours de maths ! Je retrouve Nicolas qui est toujours si agréable avec moi. Ça fait du bien d’avoir quelqu’un comme lui sur qui compter. Un véritable futur ami. Il me donne l’activité de maths. Les fonctions. Je m’y connais plutôt bien à priori… Mais… J’ai manqué deux mois, et comme on dirait avec maman pour éviter ce terrible mot que l’on déteste (anodin), c’est pas de la purée d’anone ! L’heure est allée vite. Je sors du lycée. J’ai envie de me défouler. D’extérioriser cette boule qui est bloquée dans ma poitrine. Ce mal être qui me met en colère. Je ressens le besoin de peindre, de mettre de la couleur sur une toile. J’aime tant le faire. Me voilà partie pour le BHV. De retour à la maison, je me jette sur mes Maths et essaie de mettre de côté la voix. La voix du petit poids qui me dit que j’ai trop mangé à midi, que je me suis gavée au goûter  ce qui est complètement faux. Trop dur à gérer, je ne parviens pas à me concentrer. Allez Alexia, tu peux la faire taire, lui clouer le bec. Je parviens tout de même, après une longue réflexion à faire mes exos. Il est déjà 17h00. Il faut que je me prépare pour la danse. Et oui, mon premier cours de danse depuis… Je ne sais plus tant ça remonte à longtemps !! Mais je me sens mal. J’angoisse, je suis stressée par le lycée, par les cours, l’hôpital, la maison. Je pleure. J’aurai besoin de quelque chose de réconfortant d’apaisant. J’ai tant besoin de maman. Pas que, mais tu occupes une telle place dans ma vie, dans mon coeur, dans mon être. Je t’aime, si tu me lis… Ces trente petites minutes à danser m’ont fait tant de bien. M’ont mis du baume au coeur pour quelque temps. Un cours instant avant que l’anorexie ne me fasse me rappeler que demain pour la première fois je vais enchaîner trois heures de cours. Comment vais-je pouvoir gérer une telle difficulté… Je n’en sais rien du tout… En attendant, je n’ai qu’une hâte… Me blottir contre maman sur le canapé devant « Fais pas ci fais pas ça » avec un petit café qui me réchauffe de l’intérieur. 

J’essaye de mettre mes angoisses de côtés au moins pour la soirée… Promesse que je me fait. 

Belle et douce nuit. A demain pour les aventures d’Alexia et de son petit poids.. ! 


2 réflexions sur “La danse apaisa mes souffrances…

  1. Je ne te lâche pas, mais c’est toujours aussi beau ! Je te lirai tant que tu écriras 🙂
    Et puis je ne doute en aucun point que nous serons (très?) bons amis d’ici quelques temps !
    Et puis, hein! N’oublie pas que je suis là en cas de quelque besoin que ce soit ! 😉
    Nicolas.

    J'aime

  2. Je te lis ma chouchouette.
    Je t’aime sans réserve, sans limite.
    Et plus tu écris, moins j’ose poser mes mots à côté des tiens.
    Mes maux, dérisoires, en pâle miroir des tiens. Ce qui t’apaise, me tétanise.
    J’ai égaré cette spontanéité, cette authenticité, touchantes, émouvantes qui caractérisent ce que tu dépeins sur cette toile virtuelle.
    Ça me plaît que tu sois une jeune jongleuse de mots. Ça me rend fière, comme si je t’avais transmis ce qui me semble « les sens ciel ». Sublimer les sentiments, les rendre visibles aux autres, les partager.
    Dire qu’on aime, qu’on souffre, qu’on a besoin d’aide, qu’on accepte une main tendue, qu’on ouvre son cœur, qu’on ose se montrer à découvert.
    Qu’on est vivant.

    J'aime

Un mot de soutien ? Une parole reconfortante ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s